On a coutume de dire qu'en sport, le plus difficile, c'est de confirmer. Troisième des championnats de France par équipes en 2008 et qualifié pour le premier tour de la coupe d'Europe qui s'est tenu à Valence (Espagne), les hommes de Jean Pourchet et Thierry Deval ont récidivé à l'institut national du judo.
Après une victoire éclair sur Nantes (7-0), F.C.J Besançon tombait sur un premier morceau de choix avec Sainte-Geneviève en quart de finale. Après trois nuls ce qui en dit long sur la dureté de combats très équilibrés, une victoire de Humbert, deux défaites de Barreyre et de Ribère placait Alexandre Lhomme dans une situation délicate.
Pour obtenir une égalité parfaite (2-2), celui-ci devait prendre tous les rtisques pour essayer de battre Gobert par ippon. C'était mission impossible. FCJB s'inclinait 3-1 sans avoir démérité.
Il en fallait cependant davantage pour altérer le moral des Francs-comtois qui repartaient de plus belle en repêchage, persuadés que rien n'était fini. La suite leur donnait raison. Dans la foulée, ils commencaient par étriller Bordeaux menant rapidement 4-0, avant de ne pas disputer les trois derniers combats afin de ne pas laisser de force (4-3).
La marche triomphale vers l'Europe
En finale des repêchages, la troupe du président Pierre Champion se heurtait à un nouvel obstacle particuièrement rugueux, à savoir Nice judo qui avait éliminé l'ADJ 21 avant de céder devant Levallois puis de dominer Paris Lagardère. Excusez du peu...
Mais cette fois, le sort tournait en faveur de FCJB. Humbert maîtrisait Stiegelman après avoir mené jusqu'à huit secondes de la fin du combat. Clément et Barreyre se montraient souverains (2-0) avant que Duprat et Chaine n'égalisent (2-2).
En l'emportant par ippon, l'expérimenté Barata portait le coup de grâce (3-2, 30 points à 27) avant même la fin de l'explication, c'est à dire le dernier combat.
Survenait le match pour la troisième place, synonyme, en cas de succès, d'une qualification pour la coupe d'Europe.
Demi finaliste malheureux contre Maisons-Alfort, Chilly Mazarin, encore un rival parisien, lâchait prise plus rapidement que prévu. Après cinq combats (3-1, 30 points à 7), la cause était entendue.
" C'est bis repetita " lancait ierre Champion tandis que Jean Pourchet était sous le coup de l'émotion : " Ils m'ont épaté " tandis que Thierry Deval avait le commentaire suivant : " Je ne sais pas quoi dire. je suis submergé par l'émotion. "
Une nuit de joie, de folie et d'ivresse pouvait alors commencer...

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